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Les Trois coups - lundi 24 août 2009

Gérald Robert-Tissot charismatique

Pour commencer, c'est dans la salle Le Caveau que le public pénètre et s'installe sous le regard d'un étrange protagonist vêtu d'une chapka russe. L'espace scénique est plutôt dénudé. seuls quelques objets suspendus, tous aussi étranges que l'individu à la chapka, attirent l'oeil. une orange, un immense baluchon, une cervelle dans un bocal, un ventilateur ou encore un balisage au sol constituent le décor. A la différence du théâtre d'objets, tous ces éléments ne sont ici prétextes à illustrer une pensée aussi vive qu'incisive. Le choix des éclairages, quant à lui, sait se faire présent sans excès pour créer des ambiances et des situations.

 

C'est un texte au rythme vif et intelligent qui emporte rapidement le public. En effet, il est question de toutes ces choses en apparence si anodines qui constituent les interrogations existentielles que tout un chacun a été amené à se poser un jour. On apprécie la formidable sensibilité d'un propos qui sait se faire aussi personnel qu'universel. Il est alors très facile de s'identifier au comédien, qui incarne ici le texte avec tout son charisme.

 

En effet, Gérald Robert-Tissot semble avoir intégré le rôle au point de lui donner parfaitement vie. Il "est" le texte et semble pouvoir ne jamais s'arrêter alors que l'attention du spectateur s'évade parfois. Il restitue avec une impeccable vérité le ressenti d'un homme face à la guerre, au temps qui passe, aux émois ressentis à la pensée d'une star fantasmée, à la capacité du corps à faire parfois abstraction de l'autorité du cerveau...Bref, aux diverses dimensions de ces événements qui se produisent sans qu'on les contrôle, sans qu'on les comprenne, masi qui constituent une source intarissable de questionnements.

 

Ces interrogations d'ordre plus ou moins métaphysique flirtent tantôt avec la physique quantique, tantôt avec des souvenirs de petit garçon. On glisse bien souvent du rêve à la réalité dans ce texte d'Evguéni Grichkovets et l'on y reconnaît comme une tonalité russe qui rappelle parfois la plume du célèbre Nicolas Gogol.

 

Ainsi, ce spectacle, véritable variation autour de la notion du temps, renoue avec ce concept philosophique à travers lesmultiples interrogations qui se succèdent, telles lesminutes qui composent une heure. Le tout se construit sur un rythme constant, soutenu par la seule présence du comédien. On apprécie et on applaudit.

                                                                                                                                                                                                                                      Elise Ternat

 

491 n° 147 - avril 2009

 

Le Théâtre D'OUBLE, c'est l'association d'un directeur d'acteurs, Jean-Marc Bailleux, et d'un comédien, Gérald Robert-Tissot. La compagnie présente à l'Elysée, après une création au Centre Culturel Théo Argence de Saint-Priest, en même temps, d'Evguéni Grichkovets. En même temps, comme l'écrit l'auteur, "il faudrait en parler d'un seul coup. Pas vite. Mais d'un seul coup." C'est qu'il peut s'en passer des choses au même instant, et nous n'en avons pas conscience. Ou plutôt nous le savons, les trains roulent, des gens se concentrent sur la cuvette étroite des wc, quelqu'un meurt, à cette seconde précise. Nous le savons, mais cela ne vient pas en surface, nous vivons "sans y penser". Il y a aussi des aspects techniques du monde que nous préférons ignorer : comment, en effet, s'émerveiller du tour d'un prestidigitateur si nous en décryptons chaque truc? De la même manière, le personnage campé par Gérald Robert-Tissot regrette d'avoir appris que les trains ne vont pas tout-à-fait de Lyon à Berlin, par exemple. Les cheminots assemblent des trains, ou les ramènent, à Givors-Ville. De savoir ça, le personnage se lamente, comme si son plaisir de voyager était parasité. "On te dit regarde, regarde, alors toi tu regardes et tu vois quelque chose que tu n'aurais pas dû voir, pire, tu comprends comment c'est fait".

 

Comment être vraiment à l'endroit et surtout à l'instant où l'on est, comment ressentir l'existence si on n'oublie pas le monde, son organisation technique et sa vie innombrable? La connaissance, la conscience aigüe du monde et, finalement, la lucidité inhibent-elles nos sensations? Ne Nous empêchent-elles pas de vivre intensément? Gérald Robert-Tissot est ici avec talent un homme qui se met à nu. Sur son visage un air de douce ironie, dans sa voix les accents de la sincérité et de la confidence, il occupe seul - ou presque - la scène, sans qu'à aucun moment elle paraisse vide. Un tel espace n'est jamais vide, nous le savons tous, l oxygène, les ondes hertziennes, les ondes radio traversent la scène ! "En ce moment même, peut-être...un appel au secours ?

                                                                                                                                                                                                                                    Etienne Faye

 

Sortir Lyon Rhône-Alpes - 28 mars 2009

Au début, on cherche où ce personnage, seul face à nous à se poser tant de questions non-existentielles, veut bien en venir....Une heure et demie plus tard, on ressort de cette pièce doucement déstabilisé : nos repères temporels en ont pris un coup ! Si cette expérience concoctée par le Russe Evguéni Grichkovets vous tente, laissez-vous égarer en même temps, au Théâtre de l'Elysée du 21 au 25 avril.

Une réussite largement due à la performance longue et intense que nous offre le comédien Gérald Robert-Tissot, complice de cette compagnie lyonnaise du Théâtre D'OUBLE. Plus la pièce avance, plus le réel et l'imaginaire se confondent, et plus le temps va et vient au travers de ses souvenirs, puis progressivement des nôtres...Comme une madeleine de Proust que nous partagerions à plusieurs, une intimité croise d'autres intimités...Le tout sans drame ou pathos, avec une délicieuse insouciance russe. Résultat : au fil du chapelet d'images qui naissent sous nos yeux et derrière eux, tout nous paraît soudain clair : ce personnage veut judicieusement ressentir l'émotion de la vie !

                                                                                                                                                                                                                                      Davy Lorens

 

Médiathèque de Vaise - Arts vivants - 2/05/2009

 

Coup de coeur spectacle :  en même temps de la compagnie Théâtre D'OUBLE

 

Du 21 au 25 avril, Jean-Marc Bailleux, metteur en scène, et Gérald Robert-Tissot, comédien, ont proposé dans la petite et charmante salle du Théâtre de l'Elysée une pièce d'Evguéni Grichkovets intitulée "en même temps".

Un homme, seul sur scène, s'adresse au public. Il ressent le besoin de dire ce qui se passe àl'intérieur de lui, il désire nous faire comprendre comment son monde fonctionne. Il est là devant nous et se pose plein de questions sur l'existence. Il part à la recherche de sa vie, de ce qui la constitue. Il fouille son passé et les souvenirs alors surgissent sans aucune chronologie. Ce spectacle loufoque, poétique et sensible, parle de la difficulté d'un homme à ressentir l'émotion de la vie.

Ce spectacle drôle et émouvant est une belle performance d'acteur. Bravo Gérald Robert-Tissot ! La mise en scène comme à l'habitude de la compagnie Théâtre D'OUBLE est audacieuse, intelligente et efficace.

On espère revoir bientôt la compagnie Théâtre D'OUBLE avec les deux complices Jean-Marc Bailleux et Gérald Robert-Tissot., sur scène!   Et bon vent à la pièce "en même temps" qui mérite d'être vue !

                                                                                                                                                                                                                              Héléna Da Silva

 

Le Progrès - mardi 18 août 2009

"en même temps" : une belle performance d'acteur. Un spectacle surprenant, touchant et drôle.

Dominique Chavagneux