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L'imitateur

L’IMITATEUR

* Lors de sa pré-figuration en avril 1999, “L’hommage à l’acteur” de Pont de Claix

 

 

LIBERATION 29 mars 1999

Jean-Marc Bailleux a choisi un texte de Thomas Bernhard, L’imitateur, parce qu’il lui parlait “de cette région désespérée et éclatante où opère l’artiste”.

 

 

LE PETIT BULLETIN 31 MARS 1999

Le comédien Bailleux cherche l’auteur Bailleux. S’attaquant à L’imitateur de Thomas Bernhard, il y trouve un prétexte à l’humour féroce pour traiter de l’hypocrisie de ceux qui nous gouvernent à tous les niveaux...

 

 

LE DAUPHINE LIBERE 6 avril 1999

Une heure d’humour noir, mais aussi d’humour tout simple par des mots et de la gestuelle. On peut déjà dire que ce sera une représentation de très bonne qualité.

 

 

* Lors de la création en mars 2000 à l’Elysée, Lyon

 

LYON POCHE 15 mars 2000

"L'auteur s'est amusé à détourner des articles de presse. A travers des faits divers, il se joue du vraisemblable et de l'invraisemblable, du supportable et de l'insupportable."

 

 

LE PROGRESCOPE 21 mars 2000

Le rire enfantin et cruel de Bernhard.

 

LYON FIGARO Mardi 21 mars 2000

Des événements peu communs se produisent là où apparemment rien ne se passe. Viols, suicides, agressions, infanticides, assassinats décrivent l’hypocrisie des moeurs bien pensantes de Carinthie, de Vienne ou de salzbourg.

 

 

LYON CAPITALE 22 AVRIL 2000

L’inimitable et clairvoyant imitateur :

On sent à tout moment la patte féroce et provocatrice de l’écrivain autrichien.

 

 

 

HAVRE LIBRE

 

JEUDI 21 NOVEMBRE 2002

AU THEATRE DES BAINS-DOUCHES

Inénarrable Imitateur

 

Jusqu'à samedi, la scène du Théâtre des Bains-Douches accueille l'adaptation théâtrale de L’Imitateur, un roman signé Thomas Bernhard. Ennemi de la société bourgeoise et surtout du nationalisme et de la religion, Bernhard auteur et dramaturge autrichien mort en 1989, n'a eu de cesse de dénoncer l'oppres­sion exercée par Ie fascisme et Ies fascismes de tous genres. Derrière L’Imitateur comme dans ses autres écrits se cache une critique amère de l'hypocrisie des mœurs bien pesantes de Carinthie, de Vienne ou de Salzbourg.

 

Des enfants disparus dans une grotte, leurs sauveteurs périssant à leur tour, un homme qui tue sa femme parce qu’elle avait fait le mauvais choix en sauvant - lors de l'incendie de leur maison - ­leur fille et non le fils qu'il ché­rissait, un facteur emprisonné pour cause de non-distribution des mauvaises nouvelles, un or­chestre de chambre jouant de­vant un parterre de sourds­-muets...

 

Homme pressé oppressé

 

L’Imitateur est d'abord une juxtaposition, une suite pas for­cément logique de faits divers, de petits ou de grands drames tantôt crédibles, tantôt absurdes et pas piqués des hannetons !

 

Pas évident d'adapter une telle oeuvre au théâtre sans ris­quer de lasser le public en tom­bant dans le piège de l'énumération, Un pari osé que Philippe Guyomard, metteur en scène ha­vrais, relève avec brio. Le ryth­me effréné de la mise en scène, les habiles transitions et l'éner­gie dégagée par le comédien, qui effectue là l'exercice diffici­le du monologue, font que l'on ne voit pas le temps passer.

 

Dans le rôle du chroniqueur judiciaire extravagant et un peu fou, qui nous fait le récit des faits divers les plus marquants qu'il ait relaté - le tout dans un décor constitué presque unique­ment de coupures de presse -, Jean-Marc Bailleux est tout-à-fait crédible. Mardi soir, lors de la première, il n'a guère eu de difficulté à remporter l'adhésion du public. Durant une heure, le comédien provoque tour à tour l'émotion, le rire et la peur. Le côté cynique, macabre et pathétique de ces histoires courtes est cependant atténué par le ridicule qui en émane, par le "détail qui tue" et qui prête à rire. Car oui, la mort fait partie de la vie et de temps à autres il est bon, voire salutaire de prendre le parti d'en rire.

 

Eva TESSIER