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L'imitateur

L'imitateur

... Cabaret autrichien ...

 

de Thomas Bernhard

chez NRF Gallimard (traduit de l'allemand par Jean Claude Hémery)

 

Mise en scène : Philippe Guyomard

Adaptation et Interprétation : Jean Marc Bailleux

 

 

Jean-Marc Bailleux nous esquisse une biographie déguisée de Thomas Bernhard, perdu dans ses hauteurs autrichiennes. Uniquement par de courtes histoires qui font rire, qui créent un choc, un malaise, une angoisse, notre petit monde de préjugés et d'idées reçues s'effondre.

 

Si vous vous promenez en homme aimable, vous êtes fini. Vous serez considéré comme un chansonnier, un artiste de cabaret, un point, c’est tout. Et en Autriche, on fait du cabaret avec tout ce qui est sérieux, c’est ainsi qu’on le désamorce. Les choses graves finissent par échouer dans les pages comiques des journaux, et c’est ainsi, sous forme de plaisanterie, que les autrichiens supportent les choses graves. Dans d’autres pays, on a encore le sens du sérieux, voilà tout. Moi aussi, je suis un homme sérieux, mais pas constamment, sinon je serai fou, et imbécile de surcroît. C’est ainsi.”

(entretien de Thomas Bernhard avec Werner Wögerbauer)

 

 

 

 

« Si vous vous promenez en homme aimable, vous êtes fini. Vous serez considéré comme un chansonnier, un artiste de cabaret, un point, c’est tout. Et en Autriche, on fait du cabaret avec tout ce qui est sérieux, c’est ainsi qu’on le désamorce... »

Thomas Bernhard

 

« Ce qu’il dénonce, c’est la médiocrité ambiante, la rouerie, l’hypocrisie du pouvoir, la conjuration de l’infamie quel que soit son nom : Vienne, Salzbourg, l’Autriche, le monde, la politique, le théâtre, la littérature, les hommes n’étant finalement et par-delà leur destin que les piètres pantins corrompus d’une existence sordide, lamentable, étriquée, mais pour laquelle, comble de l’ironie, ils sont prêts à tous les compromis alors qu’elle appellerait la révolte, l’opposition marquée, la mutinerie, l‘insurrection. »

(Portrait de Thomas Bernhard -Alternatives théâtrales n°34, novembre 1989)

 

Le dit et le non-dit dans l’écriture journalistique :

Berhnard s’est amusé à détourner des articles de presse. A travers des faits divers, il se joue du vraisemblable et de l’invraisemblable, du supportable et de l’insupportable.

 

L’actualité fasciste en Autriche :

“ A l’heure où une certaine partie de l’Europe renoue avec ses vieux démons nationalistes, il est évident que L’imitateur est d’une lucidité et d’une actualité incontestables... ”

Philippe Guyomard (metteur en scène)